5 rue d'Estienne d'Orves, 94000 Créteil
/
Téléphone

L'entraineur papillon


Qu’importe la couleur, la forme ou la beauté
Elles ont tout le temps de se métamorphoser.
Chenilles urticantes ou bien inoffensives
Elles ne sont pas toutes sur la défensive.

C’est à elles que ressemblent les archers débutants
Découvrant ce monde, nouveau mais nourrissant.
Ils sont à bonne école sous l’oeil attentionné
Des maîtres papillons très expérimentés.

Ces derniers enseignent où trouver le bon nectar
Et la meilleure manière d’y parvenir plus tard
Une fois transformées en très beaux papillons
Les petites chenilles vont prendre du galon !

C’est le coeur de la fleur qu’il faut alors viser
Cible multicolore qu’il ne faut pas louper
La concurrence est rude et l’enjeu est vital
Mais pas insurmontable et le succès final.

Volant, virevoltant, d’un élève à l’autre
Divulguant leur savoir, leurs ruses et autres
Les maîtres s’affairent et seront récompensés
Par l’indépendance de ces êtres doués.

Alors prends ton envol, toi, joli papillon
Evite les pièges, écoute la raison
Car tout juste sorti de ta chrysalide
Tu restes fragile mais quand-même valide.

Et surtout n’oublie pas ce que tu as appris
Regarde où tu en es et ne sois pas surpris
Garde au fond de ton coeur les moments importants
Et pour ton entraîneur un merci simplement.


Blandine SAROCHUS (Juin 2015)

La compétition de tir à l'arc.


A chaque entraînement, le geste est répété
Et inlassablement, l’archer est décidé
A atteindre l’objectif qu’il s’est toujours fixé
Celui de réussir un groupement centré.

Ce début de maîtrise aboutit un beau jour
A l’envie de tester son stress lors d’un concours
Et après l’inscription, vient le compte à rebours
Ce temps rétrécissant parait toujours trop court.

Le jour tant attendu est enfin arrivé
Très fier dans sa tenue, l’archer est disposé
A aller voir le greffe pour avoir son papier,
Ce fameux numéro de cible désignée.

Puis sans perdre un instant, il sort son matériel
Méticuleusement se déroule le rituel
Du montage de son arc, des derniers réglages
Pour ne rien oublier, ce serait dommage !

L’échauffement s’en suit et bientôt un appel
Venant des arbitres pour voir le matériel
Et souhaitant « bon tir » à chacun des archers
Le concours à présent va pouvoir commencer.

La première sonnerie invite les archers
A se positionner en une seule rangée
Sur la ligne de tir et à se préparer
A la première volée et à se concentrer.

S’en suit le top départ et le coeur bat plus fort
Rester décontracté tout au long de l’effort
Permettra à l’archer d’enchaîner ses volées
Et de se rapprocher du fameux score souhaité.

Déjà les deux minutes se sont écoulées
Et dans bien des cibles trois flèches sont plantées
Au tour des autres archers de montrer leurs talents
La deuxième vague dispose du même temps.

Les trois coups retentissent et dans un même élan
Tous les archers se glissent vers les cibles en marchant
Les points étant comptés et les flèches rangées
Les prochaines volées vont donc se succéder.

Ce rythme bien rôdé ressemblant aux marées
S’interrompt un moment au bout de dix volées
Une pause s’impose et pour mieux repartir
Une petite collation va permettre de tenir.

La reprise sonne et les tirs reprennent
Les sons des impacts aux oreilles viennent
Rappeler à l’archer l’objectif fixé
Pour la deuxiè me série, un score amélioré.

Bientôt les dernières flèches vont être tirées
Il reste peu de temps, il faut donc s’appliquer.
Terminer en beauté va permettre d’oublier
Les erreurs commises et à corriger.

Les applaudissements marquent la fin des tirs
En fonction des archers diffère le sourire
La tension retombe, il est temps de ranger
Et pour les résultats, d’être analysés.
Blandine SAROCHUS (décembre 2014)

Notre trouvère dite "Blandine à la plume agile" nous régale d'un poème inspiré par les mésaventures d'un petit cui-cui ...

Abat l’oiseau 2014
  
Petit mais très mignon, j’ai mis mon habit noir
Ai rangé mes haillons car depuis l’autre soir
J’ai quitté l’oisillon pour devenir plus grand
Beau comme un papillon, me voilà donc toucan.
 
 Ma vie était paisible et sans grands changements
Parcourant des endroits quelques fois surprenants
En tant que figurine et jouet du moment
Je prenais du plaisir à voir les gens contents.
 
J’étais bien insouciant et fut donc très surpris
Quand je compris d’un coup que l’on m’avait choisit
Pour un jeu ridicule et qui plus est dehors
Même sans la canicule, ah ça, ils ont fait fort !
 
Avec un peu d’angoisse et de curiosité
Je me laisse cependant ainsi manipuler
Déjà sur le blason des oiseaux sont collés
Mais ils sont bien chanceux car ils sont en papier.
 
Des plumes sont rajoutées tout au bout de ma queue
Inévitablement je vais faire des envieux
Un bon paquet de colle est fixé dans mon dos
Qui me gêne déjà, ce n’est pas un cadeau !
 
Je prends donc position à l’endroit réservé
Et me tiens fièrement sur la cible terminée
C’est sûr que maintenant je ne peux plus bouger
Seulement regarder la fête s’animer.
 
Avec les débutants, mes chances sont augmentées
Et je garde l’espoir qu’ils vont tous me manquer.
Après quelques volées, la pluie vient tout mouiller
Et me laisse un répit d’une courte durée.
 
Les volées reprennent et font battre mon cœur
Car de plus en plus près, les impacts me font peur
Et vient soudain l’instant pour moi tant redouté
De la flèche fatale et mon cœur est brisé.
 
Mais les participants arrivent d’un air joyeux
Regarder  leur trophée sous un soleil radieux.
Mon âme reste là, à penser à demain
La prochaine victime ne se doute de rien.
  
 
Blandine SAROCHUS (Juillet 2014)


Poème à l'intention des entraîneurs

L'entraîneur.
 
  Que serait le sportif sans cet allié précieux
Qui le suit, le guide, pour atteindre les cieux
 Ceux de la victoire, quel que soit le niveau
 A chacun sa gloire, le mérite est si beau. 

 Avec persévérance et beaucoup de patience
 Il amène son élève à trouver la confiance 
Par un jeu d'exercices et de répétitions
 Il transmet à chacun les clés de sa passion.  

Mission bien difficile car il faut s'adapter
 A tous les caractères et les physiques variés
 Savoir gérer les baisses de motivation
 Et calmer les ardeurs de ces futurs champions.  

Car la blessure est là, dans l'ombre bien cachée
 Attendant le moment de se manifester
 Contraignant le sportif à un arrêt forcé
Mais ce n'est qu'un recul pour mieux se préparer.

  La force est décuplée pour mieux y arriver
L'élève est un battant qu'il faut encourager 
 Mais ne pas laisser voir que le doute est présent
 Lors de la reprise de ce futur gagnant.

Et quel plus beau cadeau l'élève peut apporter
Après toutes ces années d'un travail acharné
Passées à ses côtés dans la complicité
 A son cher entraîneur que de le dépasser.  

 
Blandine SAROCHUS (juin 2014)



Poème; La flèche de l'Archer

La flèche de  l’archer
 
 
Je suis une flèche blottie dans un carquois
Contre d’autres flèches je me sens à l’étroit
Frisant le mal de mer à chaque nouveau pas
Je suis bien ballotée, chose que je n’aime pas.
 
Et puis vient le moment pour moi tant attendu
De l’immobilité et du temps suspendu
J’aperçois une main et des doigts étendus
Se diriger vers moi d’une façon convenue.
 
D’un geste bien rôdé je me sens soulevée
Retirée du carquois je me trouve isolée
Mais déjà mon encoche se retrouve orientée
Vers l’endroit où la corde va me propulser.
 
Par un petit coup sec, me voilà enclenchée
Au précieux pas de tir où je suis installée
Reposant gentiment tout près de la poignée
J’attends bien sagement l’instant de la volée.
 
Mon regard est tourné vers la cible éloignée
D’une distance étudiée en fonction des archers
Lentement je me sens vers l’arrière reculer
Puis partir promptement tout comme une fusée.
 
L’air caresse mon fût et me fait tressaillir
Ondulant dans le vent je ne vais pas faiblir
Car l’objectif est là à portée de ce tir
Dans un très court instant, je m’en vais atterrir.
 
Le choc de l’arrivée m’arrête brusquement
Dans un bruit étouffé j’ai un doux tremblement
La pointe de mon nez est un peu enfoncée
Dans la paille pressée et l’impact est ciblé. 
 
S’ensuit un laps de temps où le calme est présent
Où je revis encore inévitablement
Ces quelques sensations plus tard renouvelées
Jusqu’à épuisement de l’archer révélé.
 
D’autres flèches déjà viennent à côté de moi
Me tenir compagnie, plus proches chaque fois
Des pas puis un regard, je me sens observée
Et bientôt une main vient pour me libérer.
 
Une rapide inspection de mon intégrité
Me revoilà déjà dans cette obscurité
Dans cet endroit spécial et son odeur de bois
Je suis une flèche blottie dans un carquois.

Blandine SAROCHUS (février 2014)