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Poèmes écrits par Blandine
Sarochus
pour nos entraîneurs

 

REGARDE
 
Regarde bien cette nature vivante, 
Aux multiples couleurs, belle, bienfaisante, 
Tous ces beaux papillons qui ont pris leur envol 
Pour butiner les fleurs, élégants dans leur vol. 
 
Regarde vers le ciel, en ces soirées d’été, 
Toutes ces lumières, une à une allumées. 
Etoiles brillantes et lueurs dans ton coeur, 
Qui apportent pour longtemps beaucoup de bonheur. 
 
Regarde l’énergie que déploient sans compter 
Ces archers animés d’une vraie volonté, 
D’une grande force permettant d’avancer, 
Ils laissent derrière eux les écueils du passé. 
 
Regarde dans les airs ce jeune aigle royal, 
Porté par le courant, comme il est magistral ! 
Pourtant, il y a peu, il était dans son nid, 
Trop faible pour voler, cela en est fini ! 
 
Regarde ! Désormais, il peut donc parcourir 
L’immense territoire et aussi découvrir, 
Etonné, amusé, les traces d’un dragon, 
Dans le paysage, tout proche d’un vallon. 
 
Regarde son vol, sa nouvelle aventure. 
Il repère un buffle, là, dans la verdure. 
Cette force tranquille va le décider 
A suivre son instinct de chasseur révélé. 
 
Regarde ce rapace, vers le lac, planer, 
Endroit idéal, pour lui, de se ressourcer. 
Un lâcher de chevaux, fougueux et très joyeux, 
L’amène à reprendre son vol vers les cieux. 
 
Regarde cet oiseau, près de toi, se poser. 
Laisse-le donc, par son regard, te remercier 
Du travail accompli, tout au long de l’année, 
Soit fier, admiratif, de le voir s’envoler. 
 
Blandine SAROCHUS (juin 2018) 

 Avance



 Depuis ton arrivée dans ce monde sportif, 
Guidé par l’entraîneur et son oeil attentif, 
De la rigueur et de la persévérance 
T’ont été demandées pour que tu avances. 

Tu y as consacré une partie de ton temps, 
Toute ton énergie, ton investissement, 
Pour enfin aboutir, et c’est bien gratifiant, 
A plus de maîtrise, à être plus confiant. 

Les résultats sont là et les podiums aussi, 
La joie, le bonheur, la fierté à l’infini. 
Tant de moments vitaux qui permettent d’avancer 
Et de se sentir bien tout au long de l’année. 

Revis, ami archer, au plus profond de toi, 
Ces émotions gravées, et ce, autant de fois, 
Qu’un manque d’énergie se fera ressentir 
Pour retrouver en toi l’envie de repartir. 

Atteindre les sommets, monter toujours plus haut, 
Malgré les obstacles, là-haut il fait si beau. 
N’aie crainte de tomber, tu sais te relever, 
La force est décuplée, tu as la volonté. 

L’orage est là, parfois, au-dessus du versant, 
Ralentissant tes pas par le chemin glissant. 
Mais là, dans le dos, tu as un bon bagage, 
Tiens bon, avance, et ne perds pas courage ! 

Le soleil revient toujours après l’orage, 
Te faisant progresser, livrant son message. 
Suis cette lumière jusqu’au bout du chemin, 
Elle t’emmènera vers d’autres lendemains. 

Et dans ton ascension, ton entraîneur est là, 
Toujours à tes côtés, partout il te suivra. 
Mais sur le pas de tir, oublie sa présence ! 
Tu peux le remercier, il te dit : avance ! 

Blandine SAROCHUS (juin 2017)

Les étoiles


 
Invisibles le jour, elles sont pourtant bien là.
Présentes autour de nous, je ne me doute pas
De leur existence, de leur apparence,
Un mystère, en somme, une évidence.

C'est au coeur de l'hiver que vont se révéler,
Aidées par l'entraîneur qui les fait travailler,
Les jeunes étoiles, encore fébriles,
Mais sous la magie d'une alchimie subtile.

Le voile nuageux, bientôt, va se lever
Aux beaux soirs du printemps quand le jour va tomber
Sur fond bleu de la nuit, elles apparaissent,
Parsemant tout le ciel, les étoiles naissent.

De belles gaillardes, d'un jaune étincelant,
Attirent en premier le regard des passants.
Mais c'est bien en comptant sur les plus discrètes
Que la féérie apporte un air de fête.

Ainsi, animée par la force vitale,
Renforcée par la fée de force mentale,
La petite étoile va alors s'émanciper
Et suivre son chemin, pour longtemps rayonner.

N'oubliez pas surtout qu'une étoile attend
Au plus profond de nous quand viendra le moment
De voir enfin le jour, dans la nuit scintiller,
A chacun d'entre nous de la faire évoluer.

Que tous les entraîneurs soient ici remerciés
Pour toutes ces lumières qu'ils ont allumées.
Une lueur victorieuse brille dans les yeux
De chacun des archers qui n'ont vu que du feu...

Blandine SAROCHUS (juin 2016)

L’entraîneur papillon


 
Qu’importe la couleur, la forme ou la beauté 
Elles ont tout le temps de se métamorphoser. 
Chenilles urticantes ou bien inoffensives 
Elles ne sont pas toutes sur la défensive. 

C’est à elles que ressemblent les archers débutants 
Découvrant ce monde, nouveau mais nourrissant. 
Ils sont à bonne école sous l’oeil attentionné 
Des maîtres papillons très expérimentés. 

Ces derniers enseignent où trouver le bon nectar 
Et la meilleure manière d’y parvenir plus tard 
Une fois transformées en très beaux papillons 
Les petites chenilles vont prendre du galon ! 

C’est le coeur de la fleur qu’il faut alors viser 
Cible multicolore qu’il ne faut pas louper 
La concurrence est rude et l’enjeu est vital 
Mais pas insurmontable et le succès final. 

Volant, virevoltant, d’un élève à l’autre 
Divulguant leur savoir, leurs ruses et autres 
Les maîtres s’affairent et seront récompensés 
Par l’indépendance de ces êtres doués. 

Alors prends ton envol, toi, joli papillon 
Evite les pièges, écoute la raison 
Car tout juste sorti de ta chrysalide 
Tu restes fragile mais quand-même valide. 

Et surtout n’oublie pas ce que tu as appris 
Regarde où tu en es et ne sois pas surpris 
Garde au fond de ton coeur les moments importants 
Et pour ton entraîneur un merci simplement. 

Blandine SAROCHUS (juin 2015)

L’entraîneur 


 
Que serait le sportif sans cet allié précieux 
Qui le suit, le guide, pour atteindre les cieux 
Ceux de la victoire, quel que soit le niveau 
A chacun sa gloire, le mérite est si beau. 

Avec persévérance et beaucoup de patience 
Il amène son élève à trouver la confiance 
Par un jeu d’exercices et de répétitions 
Il transmet à chacun les clés de sa passion. 

Mission bien difficile car il faut s’adapter 
A tous les caractères et les physiques variés 
Savoir gérer les baisses de motivation 
Et calmer les ardeurs de ces futurs champions. 

Car la blessure est là, dans l’ombre bien cachée 
Attendant le moment de se manifester 
Contraignant le sportif à un arrêt forcé 
Mais ce n’est qu’un recul pour mieux se préparer. 

La force est décuplée pour mieux y arriver 
L’élève est un battant qu’il faut encourager 
Mais ne pas laisser voir que le doute est présent 
Lors de la reprise de ce futur gagnant. 

Et quel plus beau cadeau l’élève peut apporter 
Après toutes ces années d’un travail acharné 
Passées à ses côtés dans la complicité 
A son cher entraîneur que de le dépasser. 

Blandine SAROCHUS (juin 2014) 

LA COMPETITION DE TIR A L'ARC.


A chaque entraînement, le geste est répété
Et inlassablement, l’archer est décidé
A atteindre l’objectif qu’il s’est toujours fixé
Celui de réussir un groupement centré.
 
Ce début de maîtrise aboutit un beau jour
A l’envie de tester son stress lors d’un concours
Et après l’inscription, vient le compte à rebours
Ce temps rétrécissant parait toujours trop court.
 
Le jour tant attendu est enfin arrivé
Très fier dans sa tenue, l’archer est disposé
A aller voir le greffe pour avoir son papier,
Ce fameux numéro de cible désignée.
 
Puis sans perdre un instant, il sort son matériel
Méticuleusement se déroule le rituel
Du montage de son arc, des derniers réglages
Pour ne rien oublier, ce serait dommage !
 
L’échauffement s’en suit et bientôt un appel
Venant des arbitres pour voir le matériel
Et souhaitant « bon tir » à chacun des archers
Le concours à présent va pouvoir commencer.
 
La première sonnerie invite les archers
A se positionner en une seule rangée
Sur la ligne de tir et à se préparer
A la première volée et à se concentrer.
 
S’en suit le top départ et le coeur bat plus fort
Rester décontracté tout au long de l’effort
Permettra à l’archer d’enchaîner ses volées
Et de se rapprocher du fameux score souhaité.
 
Déjà les deux minutes se sont écoulées
Et dans bien des cibles trois flèches sont plantées
Au tour des autres archers de montrer leurs talents
La deuxième vague dispose du même temps.
 
Les trois coups retentissent et dans un même élan
Tous les archers se glissent vers les cibles en marchant
Les points étant comptés et les flèches rangées
Les prochaines volées vont donc se succéder.
 
Ce rythme bien rôdé ressemblant aux marées
S’interrompt un moment au bout de dix volées
Une pause s’impose et pour mieux repartir
Une petite collation va permettre de tenir.
 
La reprise sonne et les tirs reprennent
Les sons des impacts aux oreilles viennent
Rappeler à l’archer l’objectif fixé
Pour la deuxiè me série, un score amélioré.
 
Bientôt les dernières flèches vont être tirées
Il reste peu de temps, il faut donc s’appliquer.
Terminer en beauté va permettre d’oublier
Les erreurs commises et à corriger.
 
Les applaudissements marquent la fin des tirs
En fonction des archers diffère le sourire
La tension retombe, il est temps de ranger
Et pour les résultats, d’être analysés.
 
Blandine SAROCHUS (décembre 2014)
 

La flèche de l’archer

La flèche de  l’archer
 
 
Je suis une flèche blottie dans un carquois
Contre d’autres flèches je me sens à l’étroit
Frisant le mal de mer à chaque nouveau pas
Je suis bien ballotée, chose que je n’aime pas.
 
Et puis vient le moment pour moi tant attendu
De l’immobilité et du temps suspendu
J’aperçois une main et des doigts étendus
Se diriger vers moi d’une façon convenue.
 
D’un geste bien rôdé je me sens soulevée
Retirée du carquois je me trouve isolée
Mais déjà mon encoche se retrouve orientée
Vers l’endroit où la corde va me propulser.
 
Par un petit coup sec, me voilà enclenchée
Au précieux pas de tir où je suis installée
Reposant gentiment tout près de la poignée
J’attends bien sagement l’instant de la volée.
 
Mon regard est tourné vers la cible éloignée
D’une distance étudiée en fonction des archers
Lentement je me sens vers l’arrière reculer
Puis partir promptement tout comme une fusée.
 
L’air caresse mon fût et me fait tressaillir
Ondulant dans le vent je ne vais pas faiblir
Car l’objectif est là à portée de ce tir
Dans un très court instant, je m’en vais atterrir.
 
Le choc de l’arrivée m’arrête brusquement
Dans un bruit étouffé j’ai un doux tremblement
La pointe de mon nez est un peu enfoncée
Dans la paille pressée et l’impact est ciblé. 
 
S’ensuit un laps de temps où le calme est présent
Où je revis encore inévitablement
Ces quelques sensations plus tard renouvelées
Jusqu’à épuisement de l’archer révélé.
 
D’autres flèches déjà viennent à côté de moi
Me tenir compagnie, plus proches chaque fois
Des pas puis un regard, je me sens observée
Et bientôt une main vient pour me libérer.
 
Une rapide inspection de mon intégrité
Me revoilà déjà dans cette obscurité
Dans cet endroit spécial et son odeur de bois
Je suis une flèche blottie dans un carquois.

Blandine SAROCHUS (février 2014)


NOTRE TROUVÈRE DITE "BLANDINE À LA PLUME AGILE" NOUS RÉGALE
D'UN POÈME INSPIRÉ PAR LES MÉSAVENTURES D'UN PETIT CUI-CUI ...

Abat l’oiseau 2014
  
Petit mais très mignon, j’ai mis mon habit noir
Ai rangé mes haillons car depuis l’autre soir
J’ai quitté l’oisillon pour devenir plus grand
Beau comme un papillon, me voilà donc toucan.
 
 Ma vie était paisible et sans grands changements
Parcourant des endroits quelques fois surprenants
En tant que figurine et jouet du moment
Je prenais du plaisir à voir les gens contents.
 
J’étais bien insouciant et fut donc très surpris
Quand je compris d’un coup que l’on m’avait choisit
Pour un jeu ridicule et qui plus est dehors
Même sans la canicule, ah ça, ils ont fait fort !
 
Avec un peu d’angoisse et de curiosité
Je me laisse cependant ainsi manipuler
Déjà sur le blason des oiseaux sont collés
Mais ils sont bien chanceux car ils sont en papier.
 
Des plumes sont rajoutées tout au bout de ma queue
Inévitablement je vais faire des envieux
Un bon paquet de colle est fixé dans mon dos
Qui me gêne déjà, ce n’est pas un cadeau !
 
Je prends donc position à l’endroit réservé
Et me tiens fièrement sur la cible terminée
C’est sûr que maintenant je ne peux plus bouger
Seulement regarder la fête s’animer.
 
Avec les débutants, mes chances sont augmentées
Et je garde l’espoir qu’ils vont tous me manquer.
Après quelques volées, la pluie vient tout mouiller
Et me laisse un répit d’une courte durée.
 
Les volées reprennent et font battre mon cœur
Car de plus en plus près, les impacts me font peur
Et vient soudain l’instant pour moi tant redouté
De la flèche fatale et mon cœur est brisé.
 
Mais les participants arrivent d’un air joyeux
Regarder  leur trophée sous un soleil radieux.
Mon âme reste là, à penser à demain
La prochaine victime ne se doute de rien.
  
 
Blandine SAROCHUS (Juillet 2014)